Accueil - Dossiers thématiques Accueil

Dossiers thématiques Accueil

Première visite sur le site

Meilleures ventes

Les promotions

 
  

La Kabbale

Clef de compréhension du monde et outil d'évolution spirituelle
Quand on entend le mot « Kabbale », on pense souvent immédiatement à un enseignement, à des textes plurimillénaires. En vérité, le terme de Kabbale, s’il signifie bien, dans son acceptation la plus générale...

 

Ces textes, ce sont la Torah, et le Talmud.  La Torah constitue la « Loi écrite », et le Talmud, l'exégèse orale de la Loi. A l’étude de ces textes s’ajoute celle des diverses extrapolations et interprétations gnostiques (1), philosophiques et théosophiques (2) qui ont fleuri en Europe à partir du Moyen-âge, notamment le Sefer Ha Zohar, autrefois daté du IIème siècle, mais aujourd'hui généralement attribué à Moïse de Léon, rabbin espagnol du XIIIème siècle.

Le but de tout cela : rapprocher l’homme de Dieu, qui s’en trouve séparé par l’involution, la chute adamique. Approcher graduellement l’Union Divine constitue la fin suprême de tout parcours initiatique, et c’est ce que propose la Kabbale. Pour les kabbalistes, la connaissance donnée par Dieu à Moïse sur le Mont Sinaï recèle ce fabuleux potentiel. Cependant, celui-ci ne se révèle pas à la lecture immédiate des textes sacrés. Il y a selon la Kabbale soixante-dix niveaux d'interprétation de la Torah. Le Zohar explique aussi que les récits qui composent la Torah ne sont pas la Torah elle-même : l'essence véritable de la Torah, c’est le sens caché qu'elle recèle. La tradition veut qu’elle ait 600 000 significations, autant de chemins vers la lumière et le retour à Dieu.

Méthodes d’interprétation

Comment s’y retrouver ? Pour découvrir les sens cachés des textes traditionnels, les kabbalistes utilisent plusieurs méthodes. La plus connue d’entre elles est la guématrie, avec laquelle on assimile fréquemment la Kabbale, alors qu’elle n’en constitue qu’un élément, et non pas la finalité ou pratique première. La guématrie, ou gématria, est l’association de chaque lettre hébraïque à un nombre, suivant différentes tables de correspondances. Par un habile système d’additions, on peut ainsi attribuer des valeurs numériques aux mots, et trouver entre eux des correspondances.

Exemple simple : La guématrie hébraïque (3) attribue à Dieu, en additionnant les valeurs des lettres qui composent ce mot en hébreu (YHVH), la valeur de 26. Aux mots « Amour » et « Unité », le nombre 13. Dieu est donc Amour et Unité, puisque : 13 +13 = 26

D’autres méthodes permettent de s’enquérir du sens caché des lettres, des mots, des phrases et des textes : la forme des lettres, par exemple, est elle-même détentrice de sens. Loin d’être de simples signes, plus qu’un alphabet à proprement parler, celles-ci ont aussi valeur à la fois d’idéogrammes et de symboles…

 

 

La représentation du monde par l’arbre des sephiroth

L’arbre des sephiroth (au singulier : sephirah ou séphire), constitue selon la Kabbale la représentation schématique la plus précise et la plus fidèle de la réalité métaphysique : la structure de l’univers, celle de l’homme, la nature de Dieu, trouvent leur écho dans ces dix éléments symboliques et dans leur disposition réciproque. 

Dieu est Un, mais il s’exprime à travers la réalité que nous percevons, qui elle, est multiple, plurielle. L’arbre des sephiroth constitue en quelque sorte la pièce manquante à la compréhension ou tout au moins à la visualisation de cet apparent paradoxe. Pour faire très bref, l’arbre des sephiroth « schématise » à la fois la genèse du monde matériel et les étapes du retour au divin.

L’apprentissage, l’étude de la symbolique, des nombreuses attributions des sephiroths et de leurs relations est donc un excellent moyen d’appréhender le monde dans sa globalité et, ainsi,  d’accélérer son évolution personnelle. Les chemins spirituels que constituent le Tarot ou encore l’Astrologie s’enrichissent grandement de la connaissance de la pratique de la Kabbale. Les 22 arcanes majeurs du Tarot de Marseille, par exemple, correspondent aux 22 chemins pouvant relier les sephiroth entre elles.

Conclusion

La Kabbale est donc une voie royale vers la connaissance et l’épanouissement. Ce petit aperçu ne prétend pas à l’exhaustivité : il faudrait d’ailleurs plus d’une vie pour faire le tour d’un si vaste sujet. Une multitude de livres, du plus simple au plus complexe, du plus général au plus spécialisé, vous permettront d’approfondir, lentement mais sûrement, votre connaissance de la Kabbale. Les attributions des sephiroth, comme la symbolique des lettres hébraiques, se préciseront peu à peu jusqu’à former un vaste et éblouissant panorama….A vous de jouer !

Dossier réalisé par Sébastien

1 : Terme  générique désignant à l’origine les hérésies chrétiennes caractérisées par la recherche de la connaissance parfaite de la nature de l’esprit, des structures de l’univers et de son histoire passée et future, dans le but de rejoindre la sphère céleste et de se délivrer du monde matériel, considéré comme mauvais.
2 : Terme désignant la recherche de la Vérité par raisonnement analogique et la perception du divin par intuition directe, monopolisé plus tard, au tournant du XXème siècle, par Mme Blavatsky.
3 : Notons bien qu’il existe aussi une guématrie grecque, et que cette tradition existe aussi au sein des cultures arabes.



 

Nous vous conseillons :